Fer

=>Le Kaymar
=>Decazeville
=>Mondalazac

Les romains ont été les premiers à s'intéresser au minerai de fer du Rouergue. L'exploitation, à une toute autre echelle a repris, lors de la révolution industrielle, sous l'implusion du duc Decazes, pour fournir en minerai les fonderies construites dans ce qui va devenir le bassin sidérurgique de Decazeville.

- Concession des mines de fer dans le terrain houiller d'Aubin (1725 hectares).
Les carbonates de fer intercalés dans les series du houiller vont etre exploités dans le bassin. La puissance de la couche est de 0.25 à 12 m. Ce minerai mêlé à des schistes bitumineux contient assez de combustible pour être grillé seul, en tas. Apres grillage le minerai titrait en moyenne 42 % de Fe et 1,80 de Mn.

Au début du siècle dernier la production était encore de 24 000t, concentrée sur le gisement de Combes.

- Mines de fer de Solsac et Mondalazac (968 hectares 63).
Production de 150 000 t au début du XXème siècle. A partir de 1911 un transporteur aérien achemine le minerai jusqu'au terminus de la ligne Decazeville-Marcillac.
Une partie du minerai sera grillée sur place entre 1887 et 1902. A partir De 1902 un four de grillage de 550 t de capacité prends le relais sur le site de la Forézie. Apres des essais concluant deux autres fours seront construits par la suite.

- Concession des mines de fer de Kaymar (299 hectares 97).
L'exploitation a cessée en 1903 après l'introduction du minerai pyrénéen (Batère notamment).

Le minerai aurait été également exploité à petite échelle en divers endroits : dans les sables éocène en bordure du Lot à Gironde, Flagnac; à Aubignac, sur le plateau calcaire de Montbazens, St-Igest et Veuzac (Nord de Villefranche), à Combenègre dans la région de Villefranche.

 


Mines du Kaymar

Le district minier du Kaymar a été exploité à plusieurs époques pour différentes substances.

Le Puech du Kaymar est une colline culminant à 707 m d'altitude. Lorsqu'on approche la colline par le Sud, elle se détache nettement du paysage environnant constitué par les douces collines du Rougier de Marcillac-Vallon. La crête siliceuse sur le flanc Sud est envahie par la bruyère, alors que le flanc Nord, à la pente très douce et occupé de cultures, s'adosse au massif granitique d'Entraygues.

Plusieurs réseaux filoniens existent dans le district.

Le principal réseau est centré sur le Puech. De direction E-O à pendage Sud, il est constituée par un épais dyke de quartz non minéralisé d'environ 70 m de puissance et formant à l'affleurement la crête rocheuse caractéristique du Puech que l'on peut suivre sur 1 km (Structure du Puech). A son toit se trouve le filon des Anglais.

Il s'agit d'un filon bréchique de près de 40 m de puissance en surface (niv. 600). Au sein de cette brèche s'individualisent plusieurs colonnes minéralisées en fer et fluorine près du mur de la structure. La Grande Tranchée s'est notamment intéressée à l'exploitation d'une grosse lentille minéralisée en goethite-hématite.

  • La colonne principale minéralisée en goethite et fluorine a été exploitée sur une extension de 400m et une dénivelation de 110 m.
  • La colonne secondaire à remplissage de fluorine et quartz et goethite subordonnés a été exploitée pour la fluorine sur 160m de long et 105 m de haut.

Ces deux colonnes tendaient à se réunir en profondeur. De même le filon des Anglais vient s'accoler à la Structure du Puech à son extrémité occidentale.

Plan des travaux entrepris sur le filon des Anglais (Mine du Kaymar s.s.), CGi (1994) d'aprés Ph. Dréan (1963)


 
Niv. 579 depuis la tranchée vers la sortie   Depilage à ciel ouvert du filon des Anglais (niv. 579)

Les réseux filoniens du district minier du Kaymar:

Filon des Anglais

Le filon des Anglais est donc le principal filon du district.

Il a fournit environ 60 000 t. @ 40% Fe et 5% Mn et plus de 70 000 t. de fluorine.

Filon Reclus (ou Fontanié)

Ce filon de goethite et l'hématite manganésifère, situé sur le flanc Nord du Puech du Kaymar fut exploité à ciel ouvert à la fin du 19ème siècle. La paragénèse de ce filon n'est pas tès variée.

Filons de la Boule (voir aussi Pb-Zn-Ag)

Ce réseau filonien a été exploité très tôt pour le plomb et l'argent, puis pour la fluorine au siècle dernier. Ici les gangues sont très peu altérées comparativement à celles du filon des Anglais: très peu de goethite; sidérite et fluorine bleue avec parfois des cubes intacts.

Filons de Grandval

Il s'agit d'un réseau filonien à gangue de barytine, minéralisé en plomb et argent. Les travaux remontent à l'époque romaine pour le plomb et l'argent. Les filons ont été à nouveau travaillés dans les année 50 pour exploiter la gangue de barytine.


 
Entrée de la galerie inférieure de la Boule   Tranchée supérieure, mine de la Boule

 

Espèces minéralogiques rencontrées dans le district

Quartz Goethite Leadhillite
Fluorine Pyrolusite Chalcophyllite
Barytine Césarolite Pyromorphite
Sidérite Cuprite Beudantite
Argent natif Tenorite Carminite
Cuivre natif Cervantite Plumbogummite
Or natif Malachite Pharmacosidérite
Soufre Azurite Scorodite
Pyrite Cérusite Cacoxène
Arsénopyrite Gypse  
Chalcopyrite Chalcanthite  
Galène Anglésite  
Blende Antlérite  
Stibine Brochantite  
Bismuthinite Linarite  

 

 
Goethite velour et pyrolusite, haldes niv. 598, coll. et photo CG Goethite / quartz, haldes niv. 598, coll. et photo CG
Sidérite, haldes niv. 579, coll. et photo CG
Pyromorphite/ barytine, travaux Ouest Pyromorphite / goethite, travaux Ouest
 
Galène, Mine de la Boule Anglésite, Mine de la Boule